ATHÉNA, Parce que c’était lui, parce que c’était moi

11 juin 2026
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Image : Edito juin 2026

Amis des Classiques, plongeons !
 

En avant-première de la sortie imminente du prochain film de Christopher Nolan sur l’Odyssée, nous vous invitons à un tour du Monde d’Homère pour être prêt à répondre à toutes les questions posées, à commencer par les vôtres.
À tout seigneur, tout honneur, sans Athéna, l’Odyssée n’existerait pas. La jeune déesse de la sagesse et de la stratégie y est omniprésente, décisive, toujours du côté d’Ulysse et des siens. Sous les traits de Mentor et de Mentès, elle conseille Télémaque. En songe, elle communique directement avec Pénélope et Nausicaa. Pour Ulysse, elle arrête le vent de tempête, verse sur son corps la beauté qui rend aimable, détourne les piques des prétendants et terrasse d’un seul coup leur courage en déployant son égide qui tue.
Athéna est une divinité puissante, l’avoir à ses côtés est l’assurance de la victoire, dont elle est également la déesse. Tous les dieux ont des favoris, mais généralement la raison en est un lien de parenté, ou bien la récompense d’une faveur politique (dédier la cité), sexuelle ou stratégique (se venger d’un autre héros ou d’un dieu). Rien de tout cela entre Athéna et Ulysse. La déesse étant aromantique, il ne s’agit ni de filiation, ni d’amour ou de sexualité, Ulysse prie plutôt Zeus qu’elle, rien à Ithaque n’indique un culte particulier. Certes ils partagent la métis, cette intelligence particulière qu’Athéna tient de sa mère qui en est la personnification, mais comment expliquer cette connivence inouïe entre un mortel et un dieu ? Si la relation demeure un mystère, c’est un mystère admirable, et bien sympathique.


Amis des Classiques, plongeons, plongeons dans l’Homère !