Amis des Classiques, soyons monstrueux !
La civilisation gréco-romaine aurait-elle si bien traversé les siècles sans ses monstres ? Serions-nous aussi prompts à apprendre les subtilités des adjectifs verbaux et des verbes irréguliers sans le regard de pierre et les cheveux de vipères de Méduse, sans le feu de la Chimère, sans les cent yeux d’Argos, les six bouches insatiables de Scylla et les trois corps de Géryon ? Tout est monstrueux dans l’Antiquité, à commencer par le doux Amour que, dans le conte d’Apulée, la belle Psyché n’a pas le droit de regarder.
Le plus fascinant est sans doute que, si elles sont extraordinaires, ces créatures extravagantes sont naturelles et toutes contiennent une part d’humanité. Même la terrifiante Scylla fut un jour une jeune fille, nous raconte Ovide. Par ce joli mois de mai qui invite à prendre l’air et qui nous montre la nature en pleine créativité, nous vous invitons à partir sur la piste des monstres grâce à notre nouveau cahier de vacances, quitte à vous laisser capturer par cet opus captivant !
Amis des Classiques, soyons monstrueux, nous n’en serons que plus heureux !